Céleri-rave

L’ache, l’ancêtre du céleri-rave et de son cousin le céleri branche, est originaire des marécages méditerranéen. Il est d’abord utilisé par les Egyptiens, les Grecs et les Romains pour ses vertus médicinales. Puis, petit à petit, il est cultivé comme légume et gagne le potager.

Apium graveolens rapaceum fait partie de la grande famille des apiacées, qui comprend également la carotte, le persil, le panais, le cerfeuil, l’aneth, l’anis vert, le fenouil, la coriandre, le cumin, l’angélique mais aussi la berce, la livèche, la criste marine et… la cigüe.

Comme vous pourrez aisément le constater en voyant nos photos, les chats aiment particulièrement l’odeur du céleri-rave…

 

Les différentes variétés de céleri-rave

L’une des variétés les plus courantes est l’Ibis (Vilmorin), particulièrement résistante. Cette caractéristique se retrouve également dans la variété Monarch, qui est tardive. Parmi les autres, nous pouvons citer : le céleri-rave géant de Prague, céleri-rave de Gennevilliers, et le boule de marbre.

La culture du céleri-rave

Le semis et la plantation

Si vous avez un potager en carrés, installez trois plants de céleri-rave sur une parcelle, comme une face de dé.

Choisissez soigneusement l’emplacement de votre légume. Il va en effet y rester 4 à 7 mois.

Le céleri-rave n’aime pas l’excès d’azote : évitez donc d’en répandre sous forme d’engrais ou de paillis sur l’emplacement futur de la plante.

Le plant de céleri-rave peut atteindre jusqu’à 40 à 60 cm de hauteur. Gardez cette information en tête lorsque vous lui sélectionnerez son emplacement pour éviter qu’il fasse de l’ombre à ses camarades. En revanche, lui ne déteste pas l’ombre, et préfère même ne pas être sur une parcelle trop exposée aux rayons solaires.

Concernant ses voisins, vous pouvez installer le céleri-rave dans une parcelle située à côté d’une abritant un chou, un concombre, un cornichon, un radis ou une tomate. En revanche, évitez la mitoyenneté d’un plant de fenouil ou d’un panais.

Selon la variété que vous aurez choisie, vous pouvez procéder au semis en intérieur entre février et avril. La plantation peut, quant à elle, avoir lieu mi-mai ou juin. Cependant, faites attention au fait que le céleri-rave est frileux et monte en graines si les températures descendent en-dessous de 10°C. Si vous souhaitez suivre le calendrier lunaire, semez en jours racine et en lune montante.

Il vous faudra procéder à deux repiquages. Le premier, à 8 cm de distance, s’effectue lorsque le plant est jeune mais qu’il peut supporter une manipulation. Le second est fait trois semaines plus tard, en espaçant les pieds d’une dizaine de centimètres et en coupant les racines les plus longues.

Si vous choisissez la plantation d’un pied acheté dans le commerce, versez une grande quantité d’eau au fond du trou de plantation avant d’y installer la plante. Faites bien attention à ne pas enfouir le collet de la plante sous terre. Vous procéderez à un second arrosage après plantation.

Vous pouvez attendre votre récolte dès juin (selon la date de semis) et jusqu’en novembre.

Pour ne pas que des parasites ou des maladies des apiacées emprisonnés dans le sol ne contaminent vos plantes, évitez d’installer 3 ans d’affilée des légumes de cette famille au même emplacement.

Les feuilles du céleri-rave s’épanouissent beaucoup. Par conséquent, si vous cultivez un potager en carrés, évitez de placer le céleri-rave dans le carré du milieu.

Vous pouvez installer des salades ou des radis entre les plants de céleri-rave. Ces légumes pourront être récoltés avant la croissance des apiacées, pour faire de la place à ceux-ci.

L’entretien

Le développement de votre plant de céleri-rave peut être altéré par certains phénomènes : température trop basse lors du semis, arrosage trop faible, changement subit de température…

Arrosage

Le céleri-rave n’aime pas avoir soif : assurez-lui un arrosage régulier et assez abondant, mais sans pour autant le noyer…

Ennemis

Le céleri-rave redoute surtout la septoriose. Il s’agit d’une maladie due à un champignon : des taches couleur rouille maculent le feuillage. Cette maladie ne doit pas être prise à la légère : la plante peut en effet mourir. Pour éviter l’apparition de la septoriose, vous pouvez effectuer une pulvérisation de décoction de prêle en prévention, lorsque l’humidité de l’air est importante. S’il est trop tard, vous pouvez tenter de ralentir le processus en vaporisant une solution riche en cuivre.

Les feuilles jaunies ne sont pas forcément l’oeuvre de la septoriose. Il ne faut pas, en effet, négliger les attaques de la mouche du céleri. Pour éviter qu’elle ne s’installe, suivez le principe de la rotation des cultures : n’installez pas de légumes de la même famille au même emplacement plusieurs années de suite. Si les mouches ont déjà agressé votre plant de céleri, pulvérisez une infusion d’absinthe ou de tanaisie ou un peu de purin d’ortie.

Culture

Il vous faudra soigneusement biner et désherber autour du pied de votre plante.

Le plus important est de pailler consciencieusement : cela permettra de conserver une température et un taux d’humidité optimaux. Cela évitera également que de nombreuses “mauvaises herbes” poussent et envahissent la parcelle de céleri-rave. La terre de la plante doit en effet toujours être fraîche, sinon celle-ci monte en graines. Pour cela, vous pouvez répandre 4 à 5 cm de paillis autour du pied. La tonte de gazon est parfaite dans ce rôle. Le bois raméal fragmenté et le trèfle sont, en revanche, trop riches en azote ou trop lourds

Lorsque vous coupez les feuilles du céleri-rave, pour faire de la place par exemple, faites très attention à la sève ! Surtout en cas de journée ensoleillée, elle peut vous brûler la peau (nous en avons fait l’amère expérience) ! Il vous faudra justement couper le feuillage jauni en septembre ou octobre, pour favoriser le développement de la rave.

La récolte et la conservation

Selon la variété et la vitesse de croissance de votre plant, vous pourrez procéder à la récolte entre juin et décembre, juste avant les premières gelées. Enlevez les feuilles au-dessus de la rave ainsi que les racines.

Conserver vos céleris-raves dans de la tourbe ou du sable, bien au sec dans une cave ou un cellier. Ainsi, vous pourrez les déguster au fur et à mesure des besoins jusqu’en février ou mars. Le céleri-rave se mange cru (en rémoulade ou en salade) ou cuit (sauté, en gratin, en purée)